Alimentation

Comment lire et comprendre les étiquettes des aliments pour animaux

Par Maxime
5 minutes

Décrypter ce que mange vraiment votre animal : l'art de lire les étiquettes alimentaires


Que vous partagiez votre quotidien avec un chien, un chat ou un NAC (nouvel animal de compagnie), choisir la meilleure alimentation passe forcément par le déchiffrage des étiquettes. Avant d’acheter des croquettes, pâtées ou friandises, il est essentiel de comprendre ce que révèlent (ou cachent) les emballages : ingrédients, garanties nutritionnelles, additifs, labels… derrière les slogans marketing se cache une vraie mine d’informations pour éclairer vos décisions.


Le lexique des étiquettes : les mentions à connaître


Face à un sac de croquettes ou une boîte de pâtée, un flot d'expressions techniques s'offre à vous. Voici les mots clés à repérer :


  • Composition : la liste des ingrédients, classés par ordre décroissant de quantité.
  • Constituants analytiques : valeurs nutritionnelles (% de protéines, matières grasses, fibres, cendres…)
  • Additifs : substances ajoutées (conservateurs, arômes, vitamines, minéraux, colorants…)
  • Mode d'emploi : recommandations de rationnement, selon le poids ou le gabarit.
  • Allégations nutritionnelles : promesses spécifiques (hypoallergénique, sans céréales, riche en oméga 3…)
  • Labels et certifications : gage de qualité ou simple argument commercial ?

Ingrédients : ce que la liste révèle (ou non)


Tous les aliments doivent afficher leur composition complète. Les ingrédients figurent toujours selon leur poids avant cuisson, de l’élément le plus abondant au plus minoritaire.


  • Viande ou “sous-produits animaux” ? Privilégiez les formules où la viande est citée clairement (“poulet”, “bœuf frais”, “saumon”), plutôt que les “sous-produits animaux” (restes d’abattoir, déchets irrévélés…)
  • Farine ou viande fraîche ? La viande fraîche paraît en tête de liste mais perd du poids à la cuisson (eau évaporée). La farine de viande contient moins d’eau mais peut induire en erreur sur la quantité réelle de protéines d’origine animale.
  • Céréales : blé, maïs, orge, riz, parfois nommés collectivement (“sous-produits de céréales”). Les animaux carnivores digèrent mal l’amidon en grande quantité : attention à leur place dans la liste.
  • “Avec…” ou “saveur…” : le mot “avec du poulet” implique une faible quantité (jusqu’à 4%), “saveur poulet” n’exige la présence que d’un arôme.
  • L’ajout d’additifs : antioxydants naturels (vitamine E, tocophérols) préférés aux conservateurs chimiques (BHA, BHT, propylène glycol…)

Protéines, lipides, glucides : bien interpréter les pourcentages


Le tableau des “constituants analytiques” ou “éléments nutritionnels” affiche les taux de chaque macronutriment pour 100g de produit.


  • Protéines brutes : Fondamental pour chiens et chats, carnivores de nature. Les besoins varient selon l’âge, l’activité, la taille et la physiologie. Préférez un taux proche ou supérieur à 28% pour un chat ou 25% pour un chien adulte actif.
  • Matières grasses brutes : Energie, appétence et bonne santé du pelage. Chiens actifs et chiots tolèrent plus de lipides qu’un animal sédentaire.
  • Fibres brutes : Source de confort digestif, mais à surveiller : trop de fibres peut gêner l’absorption des nutriments essentiels, trop peu aggraver la constipation.
  • Cendres brutes : Indiquent la quantité de minéraux (calcium, phosphore…), un taux élevé peut signaler une surdose (danger rénal), sauf chez les chatons ou en croissance.
  • Glucides : Pas toujours mentionnés, il faut souvent les calculer par différence.

Additifs : attention à la surenchère


L’ajout d’additifs dans la proportion réglementaire n’est pas nocif en soi : ils garantissent la conservation, l’appétence, ou l’équilibre nutritionnel du produit.


  • Vitamines et minéraux : essentiels, mais préférez les additifs naturels ou facilement identifiables.
  • Colorants, arômes, exhausteurs de goût : peu d'intérêt pour l’animal, sauf besoins particuliers.
  • Conservateurs chimiques : (BHA, BHT, propionates…) surveillez la concentration, certaines substances sont interdites dans l’alimentation humaine mais demeurent tolérées pour les animaux. Privilégier les antioxydants naturels quand c’est possible.

À quoi servent les labels et allégations ?


Labels “bio”, “certifié sans OGM”, “label élevé en plein air”, ou logos de qualité prudence : tous ne se valent pas.


  • Labels officiels : Un logo AB ou “Agriculture biologique” garantit une part conséquente d’ingrédients certifiés bio et une limitation des pesticides. Certains labels (élevage français, pêche durable…) offrent une traçabilité intéressante, gage de qualité mais aussi de respect animal.
  • Promesses marketing : “Sans céréales”, “hypoallergénique”, “vétérinaire”, “premium”… des atouts parfois justifiés, parfois purement commerciaux. Lisez toujours en détail la composition pour confirmer la valeur ajoutée.

Pourquoi la mention “alimentation complète” est un critère clé


L’appellation “alimentation complète” signifie que la recette pourvoit à tous les besoins nutritionnels, sans nécessité de supplémentation (hors indications vétérinaires particulières). Les produits “complémentaires” (friandises, aliments humides ou riches en viande sans ajout de vitamines/minéraux) ne doivent servir qu’en appoint ou récompense.


Savoir comparer deux compositions : exercice pratique


  1. Regardez le(s) premier(s) ingrédient(s) : privilégiez les aliments où la viande (et non les sous-produits ou les céréales) arrive en tête.
  2. Évitez les listes très longues d’ingrédients complexes ou non identifiables (sous-produits divers, huiles ou protéines animales non spécifiées…)
  3. Comparez les protéines, lipides, fibres, cendres : selon votre animal, adaptez l’apport à son rythme de vie et ses fragilités de santé.
  4. Traquez les additifs indésirables s’ils apparaissent très tôt dans la liste.
  5. N’hésitez pas à calculer le coût journalier ramené au kilo pour une vraie évaluation coût/nutrition.

L’astuce du pro : décrypter les petits pièges de l’étiquetage


  • Un ingrédient “coupé” en plusieurs sous-catégories (ex : “maïs”, “gluten de maïs”, “protéines de maïs”) peut masquer son poids réel et donner une place artificiellement plus haute à la viande.
  • Les “sous-produits végétaux” ou animaux recouvrent une grande hétérogénéité ; leur origine n’est jamais précisée sans obligation réglementaire.
  • Enfin, aucun aliment n’est universel : chaque animal a son métabolisme, ses intolérances, ses préférences et étapes de vie.

Témoignages issus de la communauté bonappetitfr.fr


"Après analyse de l'étiquette, j'ai changé de croquettes pour mon chat âgé : il supporte bien mieux les croquettes où la dinde est clairement indiquée en premier, avec moins de céréales. Son poil et son transit se sont améliorés en quelques semaines !" – Sophie, Nantes

"Je croyais acheter du "sans céréales" de qualité, mais en comparant les protéines et les matières grasses, j'ai vu que certaines marques basaient tout sur la pomme de terre ou les pois, pas la viande ! Maintenant, je lis chaque ingrédient." – Lucas, Marseille

"On s'est fait avoir par les mentions hypoallergéniques, mais notre chien continuait à se gratter… Après discussion avec le vétérinaire et analyse de la composition, on a ciblé les additifs à éviter. Depuis, beaucoup moins de soucis cutanés !" – Ingrid, Nancy

Check-list pratique pour choisir un aliment adapté


  • Lire la liste des ingrédients et repérer la source principale de protéines
  • Préférer des recettes courtes et transparentes
  • Adapter le taux des principaux nutriments à l’âge, l’activité et les spécificités de votre animal
  • Préférer les additifs naturels, bannir les additifs controversés
  • Vérifier la mention "aliment complet" si l’aliment doit être distribué tous les jours
  • Ne pas succomber aux promesses marketing sans contrôle des étiquettes
  • Consulter le vétérinaire pour tout doute ou en cas de régime particulier (problèmes rénaux, allergies, surpoids…)

En résumé : adoptez le réflexe d’une lecture éclairée


  • Savoir lire les étiquettes vous permet de choisir soigneusement, au-delà du packaging et des effets de mode.
  • Plus vous ciblez précisément les besoins de votre animal, plus vous limitez les risques de carences, surpoids, intolérances ou dépenses inutiles.
  • Pour aller plus loin : pourquoi ne pas partager vos découvertes ou poser vos questions nutrition sur la rubrique Communauté de bonappetitfr.fr ? Chaque retour d’expérience affine notre connaissance collective… au bénéfice du bien-être animal !

Lecture d’étiquette maîtrisée, animal en forme et maître rassuré : le combo gagnant pour toute la famille.

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